© 2017 Biennale Internationale Saint-Paul de Vence

Antony Gormley

Big Switch, 2014

Fonte de fer
295 x 59 x 50 cm

Courtesy de l’artiste
et de la Galerie Thaddaeus Ropac London·Paris·Salzburg

Œuvre installée grâce au soutien de la Galerie Thaddaeus Ropac

né en 1950 à Londres (Grande-Bretagne), où il vit et travaille. 

Antony Gormley est internationalement reconnu comme l’un des sculpteurs anglais majeurs de sa génération. Il a reçu le Turner Prize en 1994 et le prix Praemium Imperiale en 2013. 

Son travail a été largement exposé au Royaume- Uni et à l’étranger, notamment au Long Museum, Shanghai (2017) ; Forte di Belvedere, Florence (2015) ; Zentrum Paul Klee, Berne (2014) ; Centro Cultural Banco do Brasil, São Paulo, Rio de Janeiro et Brasilia (2012) ; Deichtorhallen, Hambourg (2012) ; Musée de l’Ermitage, Saint- Petersbourg (2011) ; Kunsthaus Bregenz, Autriche (2010) ; Hayward Gallery, Londres (2007) ; Malmö Konsthall, Suède (1993), et Louisiana Museum, Humlebæk, Danemark (1989). 

Antony Gormley a également participé à de grandes expositions collectives telles que la Biennale de Venise (1982 et 1986) et la documenta 8, Kassel, Allemagne (1987). La Tate Britain (Londres) consacre actuellement une salle à ses travaux de recherches, The Model Room, jusqu’au 16 septembre 2018. Kettle’s Yard, galerie d’art de l’université de Cambridge accueille l’exposition Antony Gormley, SUBJECT jusqu’au 27 août 2018. 

Les sculptures et installations d’Antony Gormley témoignent d’une recherche constante sur l’inscription du corps humain dans l’espace. Prenant pour sujet son propre corps, il confronte la perception intime et son inscription dans l’espace. En décrivant la posture du corps comme « la langue d’avant le langage », l’artiste invite le spectateur à projeter sur l’œuvre une infinie variété d’émotions. Le principal défi consiste à identifier le corps comme un lieu de pensées ou de sensations, plutôt qu’un objet d’idéalisation ou de représentation. 

Big Switch (2014) appartient à l’ensemble des BLOCKWORKS (2003-2018) qui ont pour dénominateur commun une structure se développant à partir de blocs pixellisés. Chaque bloc s’incruste dans un espace qui lui est propre. 

Au fur et à mesure, la dynamique entre espace et masse imprègne toute la sculpture de sorte que l’empilement des blocs les uns sur les autres donne le sentiment d’habiter un corps. Il s’agit toujours pour Antony Gormley de construire l’œuvre à partir d’une tension maximale entre cohésion et expansion. 

« En appliquant les règles de l’architecture et de ses géométries implacables, en utilisant le registre objectif d’une vie humaine particulière, j’essaie d’évoquer un état interne à travers une construction improvisée. La réussite d’une œuvre dépend de la tension entre la clarté matérielle des blocs d’acier et le sentiment de vulnérabilité qui se dégage de sa position. 

Les bords de mes œuvres sont très importants.
La lumière et l’espace pénètrent le noyau ce qui donne aux sculptures une forme d’incomplétude. Les œuvres exigent la participation du spectateur ». 

Les sculptures d’Antony Gormley se déclinent aussi à l’échelle de l’espace environnant.
Il intervient fréquemment dans l’espace public, de façon éphémère ou permanente. L’une de ses œuvres les plus emblématiques Angel of the North (1994-1998) est une silhouette ailée située à Gateshead (Angleterre) mesurant plus de 20 mètres de haut pour 50 mètres d’envergure. En 2007, l’installation Another Place composée de 100 sculptures réalisées à partir du moulage de son propre corps trouvent leur place définitive face à la mer sur la plage de Crosby dans la région de Liverpool. 

De 2007 à 2016, sa vaste installation Event Horizon, comprenant plus de 30 sculptures dispersées dans la ville a été successivement montrée à Londres, New York, Sao Paulo et Hong Kong.