© 2017 Biennale Internationale Saint-Paul de Vence

Vincent Mauger

né en 1976 à Rennes. Vit et travaille à Cholet. 

Sa sculpture a pour ambition de formaliser des « espaces mentaux », projet qu’il mène à l’aide de matériaux ordinaires le plus souvent associés à l’idée de construction, donc
de métamorphose. Les parpaings, tuyaux, tubes PVC, ou les morceaux de bois qu’il utilise sont assemblés, usinés, superposés, accrochés ou posés. Ces espaces mentaux prennent la forme « d’imageries virtuelles ou scientifiques », sortes de topographies ou de modèles 3D qu’il met en relation avec les espaces occupés, du white cube à la chapelle en passant par le jardin, sur des façades XIXe comme modernes. Ses sculptures in situ s’apparentent à des excroissances. Un jeu entre urbanisme et organisme, motif et pattern, croissance et inertie. 

Essentiellement composée d’installations in-situ, de dessins et de sculptures, son œuvre confronte souvent un espace réel avec une représentation de la perception mentale d’un autre espace. 

Ses propositions interrogent l’idée d’architecture, d’urbanisme et d’organisme en utilisant des matériaux de construction pour formuler des fragments de paysage, jouant sur le décalage des rapports d’échelle et invitant au déplacement aussi bien physique que mental. 

Formé à l’École des Beaux-Arts d’Angers et de Paris au sein de l’atelier de Richard Deacon, Vincent Mauger fait une entrée remarquée sur la scène nationale lors de l’exposition Dynasty au Musée d’Art Moderne de la Ville de Paris en 2010. À travers de nombreuses expositions personnelles au sein de musées, centres d’art et fondations en France, ses installations
in situ mettent à l’épreuve notre perception de l’espace, notamment lors des expositions Super Assymetry (Maréchalerie — Centre d’art de l’ENSA-V
en 2012), Système Adéquat
 (la Maison Rouge, Paris, 2013), Monument synthétique  (caves de la Maison Ackerman, Saumur, 2016), ou avec des installations monumentales régulièrement présentées dans le cadre de la Fiac. 

Il est représenté par la Galerie Bertrand Grimont à Paris, avec qui il prépare une exposition personnelle pour la rentrée de septembre 2018. 

Sans titre, 2017-2018

Polystyrène, chaînes, acier Dimensions variables

Courtesy de l’artiste et de la Galerie Bertrand Grimont - Paris