© 2017 Biennale Internationale Saint-Paul de Vence

Vladimir Skoda

né à Prague en 1942. Vit et travaille à Paris. 

 

Arrivé en France en 1968, Vladimir Skoda se forme à la faculté des lettres à Grenoble, puis aux Beaux-arts de Paris dans l’atelier de César. Versé dès ses débuts vers les formes géométriques simples (spirales, cubes, polyèdres), il accorde depuis le milieu des années 1980 une place privilégiée à celle de la sphère. Le travail de Vladimir Skoda est nourri par ses réflexions sur la géométrie non-euclidienne et le cosmos et ses sculptures, dans leurs disposions prennent fréquemment la forme de constellations. Parfois en mouvement et en métal poli, ses sphères réfléchissent alors le monde et altèrent ses formes, elles métamorphosent l’espace dans un mouvement de balancier. D’autres fois, Vladimir Skoda joue aussi avec les aspérités de ses sculptures et la matité des surfaces.
Skoda aime les contrastes. Les dimensions de ses sculptures, atteignant parfois 3,20 mètres de hauteur et pesant jusqu’à 500 kg, peuvent être monumentales. Pourtant, on les croirait prêtes à s’élever vers le ciel. Denses et légères à la fois, elles semblent puiser dans le sol une force tellurique, une énergie qui laisse imaginer l’instant d’après, celui où les pointes s’étirent jusqu’à aller chatouiller les nuages, où les sphères s’envolent comme des bulles de savon, ou encore cet instant où les miroirs se jouent de celui qui les regarde pour brouiller la réalité. Dans une approche métaphysique de l’art, Vladimir Skoda invite le spectateur à expérimenter son œuvre dans un mouvement dynamique, du corps et de l’esprit. Les pointes en acier intitulées Une seule direction ? (2004-2009), dont une exposée pendant la Biennale, fendent l’espace et désignent les hauteurs infinies du cosmos. Elles offrent un contre-pied très « brancusien » aux sphères de Skoda, qu’il nomme Sphère de ciel – ciel de sphères, ou encore Horizon des événements. 

 

UNE SEULE DIRECTION ? 

« Cette œuvre contraste de par sa forme avec mes sphères, qui représentent une part importante de mon travail. 

Elle est composée de trois éléments, dont un seul est exposé. 

Pris indépendamment, chaque pièce se dirige vers un point lointain précis — une seule direction, mais pris ensemble, ces trois pièces présentent le paradoxe de l’inexistence des parallèles dans une seule direction cosmologique. 

Dans ma création, cette sculpture montre ainsi un autre contraste de la géométrie non- euclidienne ». 

Une seule direction ? 2004-2009

Acier au carbone, acier inox poli miroir

195 x Ø 145 cm

Courtesy de l’artiste et de la Galerie Catherine Issert

Œuvre installée grâce au soutien de la Galerie Catherine Issert