© 2017 Biennale Internationale Saint-Paul de Vence

Itinéraire BIS

09.06 > 31.08.2018

A bientôt pour les premières informations

Quentin Spohn

Sans-titre, 2015-2018

Technique Mixte, 245 x 370 cm
 

Le travail de Quentin Spohn s’articule autour du dessin à la pierre noire ou au graphite,
à partir duquel il conçoit des paysages ou des portraits de grand format, entre vision critique sur le monde et distorsions surréalistes. Des images narratives, dans un imaginaire naviguant entre Dado, la peinture américaine des années 30, les Bandes dessinées de Crumb et la science-fiction.

 

L’installation présentée pour la Biennale de Saint-Paul de Vence est une réactivation d’une pièce antérieure, réalisée il y a 5 ans
à la Villa Arson, dans le cadre de son diplôme. Repensée par rapport à un nouvel espace (la Chapelle Notre Dame de la Gardette) et au contexte actuel, celle-ci a été profondément remaniée et continuera d’évoluer... un grand dessin notamment l’accompagnera, réalisé sur une voile durant le temps de la résidence qu’il effectue à Saint Paul de Vence jusqu’à mi-juillet.

Tania Mouraud

Mots Mêlés – SMAPT, 2018

Bacs en bois, terre, lavande

15m x 4m50

Intervention au sol avec des bacs en bois dans lesquels sont plantés des plants de lavande en eur intégrant l’odorat dans l’expérience esthétique.

La forme est issue d’un générateur de mots mélés dans lequel Tania Mouraud a entré la phrase de l’opéra Einstein on the beach (Phil Glass et Bob Wilson).

« Tout doit avoir une fin Sauf Mon Amour Pour Toi »

Agnès Thurnauer

Matrice (joie), 2018

Aluminium brossé, 13 éléments

Dimensions variables

Agnès Thurnauer est une artiste franco-suisse née en 1962. Elle vit à Paris et travaille à Ivry. Elle s’intéresse au langage pictural. Ces tableaux associent souvent images et mots pour une mise en résonance du sens de l’œuvre. 

Cette plasticité du langage a trouvé sa forme en trois dimensions avec l’exposition de moules de lettres induisant la parcourabilité du regard comme du corps. Révélé au public par une exposition au Palais de Tokyo en 2003, le travail d’Agnès Thurnauer n’a cessé depuis d’être exposé dans de grandes institutions françaises et internationales (Centre Pompidou à Paris, Musée des beaux-arts d’Angers et de Nantes, Musée Unterlinden à Colmar, SMAK à Gand, SAM à Seattle..), dans des biennales et centres d’art (Biennale de Lyon, Biennale de Cambridge, Kunsthalle Bratislava, Yermilov Center Kharkiev). Ses œuvres font partie de nombreuses collections publiques et privées.

Henk Visch
Du livre du matin, 2018

Bronze, H 210 cm

Le travail de Henk Visch exprime l’idée de distance.

L’élément de transcendance qui en émerge n’est pas basé sur le désir platonique de l’âme, parlant à elle-même. L’idée de distance n’est pas sublimée dans un désir, mais elle est relativisée par la reconnaissance de la di érence. Cette idée est développée dans son travail des formes et des images qui marque l’existence d’une relation ouverte entre les êtres humains. Le regard n’est pas dirigé vers quelqu’un ou quelque chose, il est ouvert.

Antony Gormley

Big switch, 2014

Fonte de fer, 295 x 59 x 50 cm

BIG SWITCH appartient à l’ensemble des BLOCKWORKS (2003-2018) qui ont pour dénominateur commun une structure se développant à partir de blocs pixellisés. Chaque bloc s’inscrit dans un espace qui lui est propre. Au fur et à mesure,

la dynamique entre espace et masse imprègne toute la sculpture de sorte que l’empilement des blocs les uns sur les autres donne le sentiment d’habiter un corps.

Vincent Barré

Deux anneaux cannelés, 2009

Aluminium

105 x 102 x 100 cm, 145 x 100 x 95 cm

Les deux sculptures présentées à Saint-Paul de-Vence, sont réalisées en fonte d’aluminium, à partir de modèles perdus découpés dans le polystyrène selon une technique qu’il ne cesse de mettre en oeuvre depuis 1999, dans un registre de plus en plus minimal et épuré.

Deux anneaux cannelés (2009), larges pièces gigognes découpées dans le même bloc, posées au sol, comme les pièces d’une improbable mécanique.

Visites guidées

Entrez dans l’intimité du village avec les guides conférenciers de l’Office de Tourisme.


Tél.0493328695

serviceguide@saint-pauldevence.com

www.saint-pauldevence.com 

Jean-Pierre Raynaud

Autoportrait, 1980-1986

Carrelage blanc en céramique avec joint noir
181 x 60 x 60 cm

« Chaque fois que je répète un même geste, j’ai l’impression que je suis plus fort ». Jean Pierre Raynaud dans un entretien avec Pierre Restany, 1983

Pierre Restany, Les Symboles du lieu, l’habitation de l’homme, Paris 1983

Une œuvre autoportrait : une maison comme double psychique de son corps.
La statue sous la forme de ses autoportraits s’inscrit dans le volume d’une stèle quadrangulaire, à peine suggestive d’une structure anthropomorphe. Raynaud construit une architecture solide, nette, hygiénique, d’une nudité totale à l’extérieur, polie comme un briquet. On aura compris que l’œuvre de Raynaud est absolument autobiographique et beaucoup plus proche du procédé du romancier et du poète que du sculpteur. C’est la reconstruction d’un univers mental au moyen des objets signes.

Gabrielle Conilh de Beyssac

Rocking, 2014

Acier corten, 140 x 160 x 0,4 cm

 Mise en mouvement, la sculpture Rocking bascule tout au long de sa tranche et retrace la ligne de sa silhouette au sol. Elle déploie un mouvement ample dans l’espace, elle se dresse jusqu’à ses extrêmes en faisant vibrer l’acier qui émet un son grave et régulier. Le geste, la trace et le son se retrouvent réunis dans une expérience vertigineuse, entretenue par la main du visiteur. Installée sur le fameux terrain de pétanque de Saint-Paul de Vence Rocking s’intègre dans cette ambiance de jeu conviviale et joyeuse.

Vincent Mauger

Sans titre, 2017

Polystyrène, chaînes, acier Dimensions diverses

Né en 1976 à Rennes. Vit et travaille à Cholet. 

Vincent Mauger a suivi une formation à l’École des Beaux-Arts d’Angers puis a poursuivi à Paris au sein de l’atelier de Tony Brown. Sa sculpture a pour ambition de formaliser des « espaces mentaux », projet qu’il mène à l’aide de matériaux ordinaires le plus souvent associés à l’idée de construction, donc de métamorphose. Les parpaings, tuyaux, tubes PVC, ou les morceaux de bois qu’il utilise sont assemblés, usinés, superposés, accrochés ou posés... Ces espaces mentaux prennent la forme « d’imageries virtuelles ou scientifiques », sortes de topographies ou de modèles 3D qu’il met en relation avec les espaces occupés, du white cube à la chapelle en passant par le jardin, sur des façades XIXe comme modernes. Ses sculptures in situ s’apparentent à des excroissances. Un jeu entre urbanisme et organisme, motif et pattern, croissance et inertie. 

Visitez le Point BIS

Exposition - librairie

à l’Espace Verdet 

du mardi au samedi, de 10h00 à 13h00 et de 14h30 à 18h30

(accès libre) 

Vincent Barré

Deux anneaux cannelés, 2009

Aluminium

105 x 102 x 100 cm, 145 x 100 x 95 cm

Les deux sculptures présentées à Saint-Paul de-Vence, sont réalisées en fonte d’aluminium, à partir de modèles perdus découpés dans le polystyrène selon une technique qu’il ne cesse de mettre en oeuvre depuis 1999, dans un registre de plus en plus minimal et épuré.

Deux anneaux cannelés (2009), larges pièces gigognes découpées dans le même bloc, posées au sol, comme les pièces d’une improbable mécanique.

Simon Bérard-Lecendre

Le raisonnement est la petite monnaie de l’intelligence,
2018

Dessin numérique, impression sur bâche, 230 x 260 cm

« Le raisonnement est la petite monnaie de l’intelligence »

«Etaucentreilscie;onnesaitpastrès bien ce qu’est cette branche mais l’issue ne saurait tarder. On reste suspendu dans cet avant-la-chute. Et il scie sans soucis, le sourire aux lèvres.»

Une oeuvre issue du jardin simonberard. garden, lieu conceptuel d’où travaille l’artiste.

Morgane Tschiember

There’s always been this problem of how to make colour and how to deal with it as a thing in itself, just as the material is.” (Donald Judd), 2018

Installation
Pigments d’algue

En hommage à Miro, Morgane Tschiember réactive l’action minimale et radicale que Joan Miro fit à La fondation Maeght.

Tracer une ligne, tout en se promenant, sans jamais perdre le fil ...

Wang Keping

Renaissance, 2009Bronze

180 x 50 x 70 cm

Edition de 8, Ed. 3/8

WANG Keping est l’un des membres les plus éminents de l’avant-garde artistique
de la n des années 1970 en Chine. Il réalise depuis 1984 en France, à travers un langage de formes universel dont Renaissance (2010) est l’expression même, une œuvre reconnue internationalement comme l’une des contributions les plus fortes et les plus originales à la sculpture contemporaine.

Arik Levy
Rock Shift Giant, 2011

Acier inoxydable poli 139 x 125 x 336 cm

« La création est un muscle incontrôlé » 

Arik Levy (né en 1963) est un artiste, technicien, photographe, designer, vidéaste, Arik Lévy combine les talents multi- disciplinaires et expose son travail dans des musées et des galeries de prestige à travers le monde. Connu du grand public pour ses sculptures, et notamment les fameux « Rock » ou « Rochers », Levy produit aussi des installations, des objets de design ainsi que des éditions limitées. Sa grande expérience l’a aussi amené à travailler dans la scénographie et le graphisme. Originaire d’Israël, il vit et travaille aujourd’hui à Paris. 

Vladimir Skoda

Une seule direction ?

2004-2009

Acier au carbone, acier inox poli miroir, 145 x 195 cm

Les pointes en acier intitulées Une seule direction (2004 – 2009) fendent l’espace
et désignent les hauteurs infinies du cosmos. Elles osent un contre-pied très brancusien à ses Sphères. Denses et légères à la fois, elles semblent puiser dans le sol une force tellurique qui va jusqu’à chatouiller les nuages.

Vincent Barré

Colonne 3/4, 2011

Aluminium, 280 x 70 x 50 cm

La sculpture de Vincent Barré s’exprime en un large champ de formes allant de l’abstrait au presque narratif. Dans des thèmes qui empruntent souvent aux mythes, à l’histoire de l’art occidental, ses formes sont porteuses d’images, de sens, de symboles qu’il s’applique à communiquer par des œuvres ayant une forte présence dans l’espace. Sa recherche s’est traduite, selon les circonstances, dans des matériaux et des techniques contrastées : bois, acier, verre, fonte de fer, fonte d’aluminium, bronze à la cire perdue.

Les deux sculptures présentées à Saint-Paul de-Vence, sont réalisées en fonte d’aluminium, à partir de modèles perdus découpés dans le polystyrène selon une technique qu’il ne cesse de mettre en oeuvre depuis 1999, dans un registre de plus en plus minimal et épuré.

Colonne 3/4 (2010) à trois faces et quatre éléments empilés évoque une architecture dont ne subsisterait qu’un fragment.

David Nash

Torso, 2011

Bronze, 4 exemplaires

196 x 94 x 61 cm

Né en 1945 à Esher (Angleterre). 

David Nash travaille depuis les années 1970 à Blaenau Ffestiniog (Pays de Galle), dans une ancienne chapelle qu’il a reconvertie en studio. Sculpteur d’atelier comme d’extérieur – il travaille parfois directement en forêt -, toute sa création se conçoit comme un long dialogue avec la nature. David Nash n’incarne pas cette figure de l’artiste- demiurge, insufflant la vie à la matière, plutôt celle d’un homme agissant en complète économie avec son matériau. Celui qu’il privilégie est le bois pour la diversité de ses essences et de ses propriétés : masse, densité́, texture, ligne, résistance, couleur. David Nash refuse de considérer la matière qu’il emploie comme masse inerte. Ainsi, le bois lui fournit à la fois une source d’inspiration et d’étude, une matière première et un horizon. Torso (2011) une pièce en bronze représentant un large tronc (légèrement vrillé et très nervuré) et l’origine de ses deux branches radicales coupées, joue avec les jeux d’évocation de la nature et de l’histoire de l’art. Ce faux-tronc évoque effectivement les torses vrillés et expressifs de la sculpture grecque dans sa période hellénistique (peut-être une référence au Laocoon).

Jan Fabre


L’Homme qui porte la croix, 2015 

Bronze silicone


394 x 200 x 100 cm 

Depuis plus de 40 ans, Jan Fabre (né à Anvers en 1958) occupe une place prépondérante en tant que l’un des acteurs majeurs les plus innovants de la scène artistique contemporaine à l’échelle internationale. En sa qualité d’artiste plasticien, d’homme de théâtre et d’auteur, il a créé un univers extrêmement personnalisé régi par ses propres règles, lois, personnages, symboles et motivations. 

L’Homme qui porte la croix (2014) est une sculpture en bronze représentant un homme faisant tenir une croix en équilibre dans le creux de sa main. « Croyons-nous en Dieu, ou ne croyons-nous pas ? La croix qui tient en équilibre sur le bras de l’homme cristallise cette question », avait déclaré l’artiste lors de l’installation permanente de l’œuvre dans la cathédrale d’Anvers.

L’équilibre n’est jamais aussi beau qu’à son point de rupture.